Johann Wolfgang v. Goethe
Le nom du prince des poètes qui s’écrit aussi Göthe apparaît à 395 reprises et compte parmi les noms de famille fréquents en Allemagne. Ce nom est ambigu. Dans la plupart des cas, c’est l’abréviation d’un nom en ancien allemand dont le premier élément est Gott/God. Dans certains cas, il est issu du substantif moyen bas-allemand göde, güde, göte « excellence s’appliquant à quelqu’un ou quelque chose ». On trouve une troisième possibilité dans la zone linguistique austro-bavaroise où le parrain s’appelle Göd en dialecte.
Frank-Walter Steinmeier
Nos CD-ROM contiennent 779 fois le nom du ministre des Affaires étrangères. Son nom de famille renvoie au mot Meier qui signifie en moyen haut-allemand « intendant » et vient du latin magnus « le grand, l’estimé, le supérieur ». Un Meier était un intendant chargé par le propriétaire terrien de surveiller l’exploitation des domaines. Steinmeier caractérise un Meier en indiquant le nom de sa ferme (Steinhof).
Angela Merkel
Parmi les noms de famille allemands, celui de la chancelière fédérale est assez fréquent. On le trouve environ 6000 fois. Mais d’où vient-il ? Au départ, c’était un nom formé à partir de la composante Mark. La marche est originellement une région forestière inhospitalière sans limites et située entre les domaines, les Märker et habitants d’une marche étant les personnes qui les exploitaient. Merkel n’est donc qu’un diminutif pour désigner l’exploitant d’une marche.
Franz Beckenbauer
L’empereur du football porte un nom typiquement bavarois. Sur les 40 millions d’abonnés au téléphone, on le rencontre 177 fois en Allemagne et presque toujours au nord-est et à l’est de la Bavière. L’interprétation de ce nom est assez simple. Pour l’onomastique, le nom de Beckenbauer désigne une double profession : l’ancêtre qui a transmis ce nom était à la fois boulanger (en allemand méridional le plus souvent attesté sous la forme de Beck) et Bauer (paysan).
Bill Kaulitz
Le nom de famille du chef de « Tokio Hotel » est ambigu. Peut-être s’agit-il d’un nom de lieu slave qui renvoie à Kovalovica ou Kovalici. Ces noms contiennent le mot slave koval – « forgeron » – que l’on connaît bien dans le nom polonais de Kowalski qui est l’un des plus courants en Pologne. Mais si la famille est originaire de l’ancienne Prusse orientale, ce que j’ignore, ce nom vient d’un nom balte qui, avec la désinence slave en « itz », renvoie au lituanien káulas qui signifie « os ou noyau d’un fruit ».














