Revue de la presse : les quotidiens allemands au sujet des turbulences sur les marchés financiers
Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » voit une détente mais pas une fin d’alerte en ce qui concerne la crise financière internationale et écrit dans son commentaire :
« Par un tour de force impressionnant, les grandes démocraties occidentales ont, au cours des derniers jours, élaboré un plan de sauvetage gigantesques pour une industrie de la finance au bord du gouffre et l’ont fait adopter par leurs parlementaires. Autant que l’on puisse en juger, on a évité le risque d’effondrement du système, du moins dans un premier temps. Toutefois, la crise est loin d’être maîtrisée. »
Le « Süddeutsche Zeitung » est très élogieux pour ce qui est du plan de soutien allemand mais appelle à un meilleur contrôle international :
« Compte tenu de l’inconcevable menace, de l’extrême urgence et de la grande complexité, le plan de soutien aux marchés financiers adopté vendredi (17.10.) par le Bundestag et le Bundesrat est une performance extraordinaire. (...) On remarque l’effet positif de la loi avant même que n’ait été versé le premier des 500 milliards réservés aux établissements financiers. On le voit à une détente à la bourse, à l’approbation des acteurs sur les marchés financiers. (...)
L’une des principales leçons à tirer (de la crise financière) est donc : il faut mondialiser le contrôle bancaire. La solution réside probablement dans une collaboration étroite et structurée des offices de surveillance des banques et une harmonisation des règles bancaires. »
Le quotidien « Die Welt » évoque, au sujet de la crise financière, une « nouvelle évaluation de l’argent ». Le commentateur écrit :
Dans cette crise, comme dans toutes les crises, des valeurs fondamentales sont évaluées à nouveau. (...) Pas seulement le secteur de la finance mais aussi celui de l’économie réelle vont faire l’objet d’une nouvelle évaluation. Une fois le calme revenu, on appliquera à nouveau des critères traditionnels et qui ont fait leurs preuves. Il y aurait des entreprises qui ne voient plus l’Etat et la politique tout à fait de la même façon. Le fait qu’une crise ne se soit pas transformée en catastrophe incite plutôt à la confiance. Le processus d’assainissement commence par une mutation : des banquiers aventureux redeviendront des banquiers sérieux. »














